Le Laboratoire Ex situ est une unité de recherche et de services rattachée au Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ), site Université Laval. Infrastructure spécialisée, il permet d'accompagner des projets de recherche dans leur utilisation des ressources numériques et de mener des chantiers, notamment la numérisation d'archives scientifiques du centre.

Ex situ pilote également les rencontres du Café numérique à l'Université Laval et propose une veille scientifique sur les archives, les dépôts institutionnels et les digital humanities (voir notamment le fil twitter).

Deux postes pour étudiants, aut. 2011

Offre d’emploi – CRILCQ Université Laval
Laboratoire Ex situ (2 postes à combler)
date limite : 12 septembre 2011

Le laboratoire Ex situ du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ – site Université Laval) sollicite des candidatures en vue de combler deux postes d’auxiliaires de recherche. Sous la supervision du directeur du laboratoire et de l’archiviste, les personnes engagées auront à participer à la numérisation des ensembles documentaires du Centre, principalement par la description systématique des documents (entrée des métadonnées).

Les deux postes sont réservés à des étudiants de premier cycle (ayant complété deux années de leur programme) et à des étudiants de deuxième cycle :

Qualifications minimales requises :

  • baccalauréat en études littéraires ou en études théâtrales en cours pour les étudiants de premier cycle (minimum de 45 crédits obtenus dans leur programme) ; maîtrise en cours dans l’un de ces domaines pour les étudiants de deuxième cycle ; compétences en littérature et en culture québécoises un atout.
  • excellente maîtrise du français parlé et écrit ;
  • être minutieux, rigoureux, systématique, autonome ;
  • avoir un bon sens de l’organisation et aimer le travail technique ;
  • être membre étudiant du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises – site Université Laval (pour les étudiants de deuxième cycle)1.

Toute expérience dans la gestion de documents sera considérée comme un atout.

Rémunération :
Selon les politiques en vigueur à l’Université Laval.

Horaire :
10 heures par semaine. Le travail devra être fait sur les lieux, entre 9 h 00 et 17 h 00. L’horaire de travail sera précisé et établi avec le responsable.

Début et fin du contrat :
Du lundi 19 septembre au vendredi 9 décembre 2011.

Dépôt des candidatures :
Prière de faire parvenir, au plus tard le lundi 12 septembre 2011 à 17 h 00, PAR COURRIEL, un curriculum vitæ et une lettre de motivation à :

Annie Cantin, coordonnatrice scientifique, CRILCQ-site Université Laval
courriel : annie.cantin@crilcq.ulaval.ca

1. Pour être membre du CRILCQ site Université Laval il faut être dirigé ou codirigé par un membre régulier du CRILCQ (René Audet, Marie-Andrée Beaudet, Aurélien Boivin, Benoit Doyon-Gosselin, François Dumont, Chantal Hébert, Andrée Mercier, Irène Perelli-Contos, Irène Roy, Richard Saint-Gelais, Denis Saint-Jacques, Chantal Savoie et Elspeth Tulloch).

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Archives, numérisation et recherche — Aperçu des initiatives et projets récents (Canada/Québec)

Convergence récente de différentes initiatives canadiennes et québécoises, en lien avec la numérisation du patrimoine culturel/scientifique et les archives. Il est intéressant de voir le visage que cet enjeu tend à offrir au grand public — ici très spécialisé, là généraliste (en ramenant l’argument du bien commun à l’avant-plan). Dans tous les scénarios, c’est à une réflexion et à une prise en charge réfléchie que nous sommes incités ; ça me semble là une voie efficace et pertinente.

Par le blogue du collègue Geoffrey Rockwell, je découvre du même coup plusieurs éléments intéressants :

  • la création d’un centre spécialisé en digital humanities à U. of Alberta, le CIRCA (Canadian Institute for Research in Computing and the Arts) ;
  • la tenue dans cette même institution d’un Digitization Day, qui se tiendra le 16 décembre prochain, ayant pour but de faire se rencontrer les acteurs des projets en numérisation sur le campus ;
  • plus encore, l’existence d’un service piloté par les bibliothèques de l’U. of Alberta nommé ERA — Education & Research Archive, dont la logique s’apparente beaucoup aux principes derrière le projet DÉCALCQ, mais fusionnant l’idée du dépôt institutionnel et celle des dépôts d’archives scientifiques (voir la liste des documents archivables).
  • (note : ERA fonctionne sur Springshare, que je ne connaissais pas encore)

Au Québec, outre la pseudo-polémique autour des archives que BAnQ se serait laissé voler (!?), signalons le mouvement de mobilisation autour de la numérisation du patrimoine :

  • favoriser la diffusion du patrimoine québécois numérisé auprès d’un large public;
  • mettre en place un réseau patrimonial numérique québécois regroupant des représentants des institutions muséales, des services d’archives et des bibliothèques;
  • mettre en œuvre un programme national de numérisation du patrimoine;
  • créer une infrastructure de diffusion qui permette un accès libre et gratuit aux collections patrimoniales des archives, des bibliothèques et des musées.

À titre de contribution individuelle, j’ai prononcé une conférence dans le cadre de la 38e journée d’échanges scientifiques de l’Association québécois pour l’étude de l’imprimé (AQÉI) ; elle portait sur «Archives documentaires scientifiques : diffusion des « sources » et valeur relative des documents » (retranscription à venir).

Enfin, dans une perspective beaucoup plus large, signalons la parution du white paper d’un groupe dirigé par Susan Brown portant sur les enjeux liés à la pérennisation des projets numériques (rapport commandé par le CRSH) : « Lasting Change : Sustaining Digital Scholarship and Culture in Canada ». Non seulement un bilan, mais surtout un document d’orientation, notamment pour les organismes subventionnaires et les politiques…

(photo : extrait, « Beeldje voor beeldje », Images for the Future, licence CC)

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Ouvrir un chantier commun : à propos du Laboratoire

Le colloque de la Society for Digital Humanities a été l’occasion de présenter les orientations qui ont guidé la mise en place du projet DÉCALCQ et du Laboratoire Ex situ. J’ai produit une version rédigée des notes qui m’ont servi à la présentation, disponible ici ; la projection électronique est également accessible.

L’idée même de la diffusion des sources, des archives documentaires des projets de recherche sur la littérature et la culture québécoises est au cœur de cette réflexion, depuis les logiques qui s’affrontent au moment de gérer cette documentation jusqu’aux usages et enjeux qu’elle appelle. Dépôts institutionnels, valorisation des sources, open access, numérisation — bref, une certaine conception des digital humanities y est exprimée. Vos commentaires sont les bienvenus !

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Favoriser l’écriture collaborative et l’archivage de ses traces

Billet intéressant d’Ed Felten, qui porte un regard sur les humanités depuis son champ, qui est celui de l’informatique. Son propos porte sur la transposition des outils de versioning des logiciels informatiques au domaine des humanités, pour favoriser l’écriture collaborative de textes.

L’idée n’est pas nouvelle ; il s’en trouve déjà des manifestations — Google Wave, Etherpad son ancêtre, plusieurs éditeurs de documents en ligne comme Adobe Buzzword, ou encore SubEthaEdit. Ces logiciels permettent la mutualisation de l’écriture. Du côté de l’archivage, ce qui est décrit correspond à peu de choses près à l’historique des wikis.

Néanmoins, l’identification des fonctions précises mérite de s’y pencher un peu plus. Donc aux côtés des fonctions d’écriture collaborative et d’historique des modifications, il identifie plus précisément trois éléments importants :

  • l’écriture parallèle : les logiciels de versioning gèrent le partage du travail entre plusieurs collaborateurs et facilitent la fusion des parties rédigées/amendées/augmentées ; tout wiki permet de segmenter l’intervention sur une section donnée, mais l’assignation des mandats reste toujours un peu improvisée ;
  • le relevé des améliorations possibles et des commentaires (efficacement nommé en anglais issue tracking) : l’annotation en cours de travail (mention de petites interventions à faire, des problèmes à régler) et les commentaires laissés par des relecteurs sont pratiques communes pour toute personne utilisant les fonctions de révision ou de commentaire des traitements de texte ; toutefois, ces traces restent soit  trop intrusives, soit trop masquées, soit trop localisées (associées à un point d’ancrage précis) ;
  • la publication hâtive et répétée :eévidemment, le lectorat de textes conçus dans un milieu de recherche en sciences humaines n’est pas immense ; on ne peut guère espérer avoir autant de béta-testeurs que bien des logiciels… mais il demeure que l’épreuve de la lecture est un processus extrêmement riche, qu’il faudrait davantage favoriser ; en ce sens, la publication hâtive sur des carnets scientifiques, comme André Gunthert l’évoquait au moment du lancement officiel de la plateforme Culture visuelle, constitue un rouage précieux pour l’exercice de la recherche :

Culture Visuelle ne vise pas à reproduire le modèle canonique de la revue peer-reviewed, mais à cultiver la recherche en train de se faire. Grâce aux outils numériques, la plate-forme crée une nouvelle strate de visibilité du travail savant, renouant avec des modèles plus anciens, comme les célèbres Comptes rendus de l’Académie des sciences créés en 1835 par le génial Arago – lieu de présentation des travaux et des questionnements, de commentaires et de débats, à un rythme soutenu.

Des développements logiciels sont certainement nécessaires pour amener les logiciels comme git ou CVS vers les sciences humaines ; il m’apparaît toutefois que les transformations les plus profondes doivent être opérées du côté des usagers, des chercheurs donc, pour qui ces considérations méthodologiques (pas même techniques) sont encore bien étrangères.

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Diffusion des sources de la recherche en SHS

Se tiendra à Aussois, à la mi-octobre, une semaine de formation pour la gestion numérique des sources de la recherche en sciences humaines et sociales. La question de la diffusion des sources et de la documentation scientifique  prend une importance de plus en plus grande, alors que la diffusion numérique des publications elles-mêmes est majoritairement passée dans les usages (du moins pour les périodiques).

La mise en contexte de l’événement illustre bien le défi que tel projet représente :

A l’heure où se multiplient les projets d’édition électronique des sources de la recherche, où de plus en plus de chercheurs voudraient diffuser les matériaux de leurs recherches, et où des bibliothèques et centres de documentation souhaitent valoriser leur patrimoine scientifique, l’ampleur de l’entreprise peut désemparer : comment se lancer dans un tel projet, à qui s’adresser, quelles compétences rassembler, quels financements trouver, comment assurer le succès de ce projet, comment garantir la pérennité d’une diffusion en ligne, etc.

C’est pour donner aux personnes impliquées dans un tel projet des éléments de réponse à toutes ces questions que le Service éditorial et publication électronique de l’Institut de recherche et d’histoire des textes (SEPE, IRHT-CNRS), rejoint par des acteurs du domaine des humanités numériques, propose une action nationale à gestion déconcentrée (ANGD) soutenue par la formation permanente du CNRS et le TGE Adonis, sur la production, l’édition, la gestion et la diffusion des sources numériques de la recherche en sciences humaines et sociales.

L’objectif de cette formation, d’une durée d’une semaine, est ambitieux mais précis. A travers un cas d’école permettant la mise en situation des stagiaires, par des exercices pratiques et de nombreuses prises de parole, des ateliers aborderont successivement les différentes étapes du processus. L’identification des acteurs, la répartition des tâches, la définition d’un calendrier rigoureux, la coordination de la communication tant au sein de l’équipe qu’en direction des tiers (financeurs, public), l’anticipation des problèmes qui peuvent survenir, l’articulation entre la structuration des données et l’usage qui en sera fait, apparaîtront comme les clés de la réussite d’un tel projet.

La suite et plus de renseignements à venir ici.

Addenda (21 mai 2010) : description officielle de l’événement ici.

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THATcamp Paris : jeter un œil

Le THATcamp Paris est à l’étape des derniers préparatifs — THATcamp, selon la formule développée au Center for History and New Media de George Mason University (sous l’impulsion de Dan Cohen), est une « non-conférence » : The Humanities and Technology Camp. À l’initiative de Marin Dacos et du Centre pour l’édition électronique ouverte qu’il dirige, une version made in Paris aura lieu les 18 et 19 mai. Événement à suivre de près… d’autant plus lorsqu’on jette un oeil aux thématiques des ateliers proposés.

Signalons, parmi les sujets liés de près à Ex situ :

– les outils collaboratifs (suggéré par Muriel Foulonneau – et fortement soutenu par Frédéric Clavert)
– les archives de chercheurs : classification, archivage et dissémination… quelles méthodes pour promouvoir les formats ouverts et libres? (suggéré par Richard Walter)
– le chercheur et la diffusion de ses sources : nécessités, risques, contraintes, reconnaissances?  (suggéré par Marin Dacos)
– Réflexions pour une typologie des publications en ligne, entre héritage des formes anciennes du papier et création de nouveaux types hybrides ou nativement électroniques : définir ce que l’on fait, aider à la validation et à la reconnaissance éditoriale et scientifique (suggéré par Thierry Buquet – et fortement soutenu par Corinne Welger-Barboza).
– L’archivage numérique à long terme défis et solutions (proposé par Sarah Faraud et soutenu par Gautier Poupeau)

À suivre dans quelques jours à peine…

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